Accueil · Revue de presse · VSD (Juin 2004)

« Mon histoire est porteuse d'espoir pour les débutants »

Le parcours de Mélissa Theuriau, 26 ans, promet d'être ascensionnel. Toute jeune diplômée de l'institut des médias de Grenoble, elle est entrée à LCI il y a un an de demi, pour un stage de fin d'études. En juillet, elle faisait ses premiers pas à l'antenne, notamment pour présenter les journaux du matin (les plus regardés de la journée sur la chaîne). Alors que LCI fête ses dix ans, la jeune femme est "la" valeur montante de la chaîne. Ses prestations irréprochables, son propos clair et concis, son timbre de voix, grave, et son visage de madone ont forcément déjà suscité des convoitises dans le PAF, dont celles de M6. Pour l'instant, Mélissa apprend son métier. Imaginez ensuite...

Quelles sont les clés de votre parcours express ?
Pour l'instant, je suis en plein test, ce n'est encore que le début et tout peut s'arrêter. J'ai eu pas mal de chance. Je suis la plus jeune de la chaîne et je n'avais aucune expérience de l'antenne ni du journalisme. Jean-Claude Dassier a pris des risques, qui sont cependant calculés. Je pense que ma motivation et mon ambition ont pesé sur son choix. Finalement, mon histoire est porteuse d'espoir pour les jeunes journalistes qui intègrent une chaîne de télévision.

Le fait d'être annoncée comme présentatrice plutôt que comme journaliste vous dérange-t-il ?
Un qualificatif est forcément réducteur, mais j'espère acquérir le titre de journaliste. Si je présente les journaux, je les écris aussi. J'ai conscience d'être une vitrine pour la chaîne, mais une bonne présentatrice, c'est avant tout quelqu'un qui aime son métier et qui sait communiquer ce goût de l'info.

Avez-vous le sentiment de n'avoir été choisie que pour votre physique ?
Si mon physique avait été le seul motif de mon recrutement à LCI, je n'aurais pas tenu plus de deux jours. Des jolies filles, il y en a partout. Là, il s'agit avant tout de dégager une personnalité, une voix, un style. Que l'on me qualifie de "playmate de l'info" dans la presse, ça fait partie du jeu, je n'y prête pas attention.

Y a-t-il une compétition entre présentatrices ?
Ça a été un peu difficile au début. J'ai eu la chance d'accéder à l'antenne rapidement, du coup, je n'ai pas forcément été accueillie avec le sourire par tout le monde.

Ce scepticisme est surtout fondé sur votre physique, en avez-vous souffert ?
Souffert ? Le mot est un peu fort. Je suis quelqu'un d'équilibré. Il y a des choses bien plus importantes dans la vie. C'est vrai que, au début, j'ai pris quelques claques. Des gens que j'admirais sur la chaîne, d'un coup, ont émis de doutes à mon égard.

Qu'est-ce qui vous passionne véritablement : l'info ou la télé ?
Faire de l'antenne me plaît, mais, à terme, j'aimerais aller sur le terrain, faire de l'investigation, des interviews, tous ces aspects du métier auxquels je ne me suis encore jamais confrontée. J'ai aussi envie d'essayer d'autres médias. La radio m'intéresse, la question de l'image n'y entre pas en compte (rires).

Prisonnière de votre beauté ?
On m'en parle beaucoup, donc, effectivement, c'est un sujet qui me préoccupe un peu.

Alors, à quand un journal sans maquillage ?
Je suis partante (rires).

Recueilli par Matthias Gurtler