Accueil · Revue de presse · Le Figaro (Mai 2006)

« A 28 ans, mes envies sont ailleurs »

La journaliste explique pourquoi elle a finalement renoncé à devenir la doublure de Claire Chazal. Interview exclusive.

Après avoir accepté la proposition d'Etienne Mougeotte, qu'est-ce qui vous a fait revenir sur votre décision ? Avez-vous pris conseil auprès d'amis ou de professionnels ?
Je ne suis pas revenue sur ma décision puisque je ne l'avais pas prise ! La presse est allée trop vite. J'ai demandé aux dirigeants de TF1 un délai de réflexion que certains médias n'ont pas respecté. D'ailleurs, l'interview de Robert Namias dans Le Figaro n'annonce pas mon arrivée à TF1, mais informe simplement de notre rencontre (*).

Que lui avez-vous dit pour justifier votre renoncement et comment at-il réagi ?
J'ai donné ma réponse à Etienne Mougeotte jeudi soir. Je lui ai expliqué que sa proposition, aussi exceptionnelle soit-elle, ne correspondait pas à mon projet de vie, tout simplement. J'ai voulu être honnête envers moi-même et envers la chaîne, compte tenu d'une expérience de seulement deux ans et demi d'antenne. De plus, je souhaite explorer d'autres pistes dans le journalisme. Etienne Mougeotte, d'abord déçu, a accepté et respecté mon choix. Je remercie aussi Robert Namias d'avoir su écouter et comprendre mes arguments.

N'auriez-vous pas pu « essayer » de présenter ces douze JT et, si cela ne vous avait pas convenu, renoncer à ce moment-là ?
Non, il faut rêver d'un tel challenge pour le relever. Selon moi, le 20 Heures, même en joker, représente l'aboutissement d'un parcours professionnel. A 28 ans, mes envies sont ailleurs. TF1, je crois, investit à long terme sur ses présentateurs.

Aviez-vous d'autres propositions, notamment de France 2 comme on l'a dit ?
J'ai eu quelques propositions sur d'autres chaînes. A moi, aussi, de formuler mes souhaits !

N'avez-vous pas peur que cette décision nuise à votre future carrière ?
Pas du tout... pour une simple raison : je ne suis pas carriériste ! Certains penseront que je manque d'ambition mais la mienne est ailleurs. Et, si le train ne devait pas repasser, c'est qu'il n'était pas pour moi, j'en suis convaincue. Mon instinct jusqu'à ce jour ne m'a jamais trompée.

Avez-vous envie de faire autre chose sur LCI, notamment d'aller sur le terrain, comme vous le revendiquez souvent ?
Absolument. J'aime présenter les journaux car ce rôle de médiateur est excitant, mais j'ai besoin de me nourrir de rencontres et de terrain.

Quand on dit de vous que vous êtes « la présentatrice la plus sexy du monde », ça vous agace ou ça vous flatte ?
A votre avis ? Cette étiquette devient ridicule et blessante.

(*) Robert Namias affirmait jeudi dans nos colonnes : « Mélissa arrive et je m'en réjouis. »

Propos recueillis par Isabelle Nataf