Accueil · Revue de presse · Télé 7 Jours (Septembre 2006)

Savoir dire non

Son refus d'être le joker de Claire Chazal a fait grand bruit au printemps. Elle a également décliné l'offre d'un duo avec Harry Roselmack, sur LCI. Parce qu'elle ne veut pas brûler les étapes, la nouvelle recrue de M6 ne regrette rien.

Vous voilà rédactrice en chef de Zone interdite, après trois ans à LCI. Bernard de la Villardière avait quinze ans d'expérience derrière lui... Est-ce que tout ne va pas trop vite ?
Tout allait déjà très vite sur LCI. C'est le propre de cette chaîne, où on apprend beaucoup en peu de temps. Zone interdite va me permettre d'approfondir les sujets.

Dans une interview au Journal du Dimanche, Christine Ockrent s'est félicitée de vous voir enfin "faire du journalisme et plus seulement lire un télé-prompteur". Le pensez-vous aussi ?
Elle a raison, j'étais une femme tronc. J'étais un peu frustrée, j'avais envie de passer de l'autre côté, de préparer des sujets et des interviews...

Vous avez envie de terrain et vous acceptez un poste de rédactrice en chef. Est-ce logique ?
M6 me permet de faire mes premiers pas en direction de ce que je veux. Pour l'instant, je travaille au lancement et à la recherche d'invités pour des sujets préparés la saison dernière. Dès le mois de mai, je pourrais tourner moi-même des sujets sur lesquels je travaille déjà. La chaîne a bien compris mes attentes.

Quels reportages vous tentent ?
Dans le contexte de la présidentielle, nous allons enquêter sur les problèmes sociaux, sur les réformes judiciaires de l'après-Outreau...

Pensez-vous rester à la tête de l'émission plus longtemps qu'Anne-Sophie Lapix ? (ndlr: un an !) ?
J'espère que la révolution qui a secoué le Paf cette rentrée ne se produira pas l'année prochaine, car j'ai envie d'imprimer ma marque à l'émission et trouver de bons sujets à creuser.

Reporter après avoir été présentatrice... Vous faites les choses à l'envers, finalement !
Mon objectif est de découvrir toutes les facettes de l'info sans griller les étapes, peu importe l'ordre. Dans Zone interdite, j'ai tout à apprendre.

Aviez-vous déjà réalisé des reportages...
Oui. Pour mon diplôme, j'ai tourné un documentaire de 52 minutes sur les centres d'éducation fermés pour les jeunes délinquants. Puis des sujets pour l'émission J'y étais, de Frédéric Lopez, sur Match TV, et j'ai souvent accompagné Stéphane Bern en reportage.

Présenter + Clair, être la doublure de Claire Chazal pour le 20 heures de TF1... On vous a proposé beaucoup de choses cette année.
Il y a eu plus de rumeurs que de véritables propositions. Je n'ai pas compris l'emballement après mon refus de remplacer Claire Chazal pendant l'été. J'aurais préféré plus de calme.

Un refus n'est-il pas risqué dans un plan de carrière ?
Je ne suis pas carriériste, j'ai juste l'ambition de réussir ce qu'on me confie. Et je n'ai pas beaucoup d'amis dans ce milieu.

Avant votre départ de LCI, Jean-Claude Dassier, son directeur, vous imaginait déjà en duo avec Harry Roselmack...
Ca ne m'aurait pas déplu, il a été très bon au 20 heures de TF1, cet été. Mais mon envie était ailleurs.

Votre chronique Voyages ne vous manque-t-elle pas ?
C'est une question de patience. En janvier, je pourrai partir à nouveau à l'autre bout du monde pour une émission que j'animerai sur Paris Première.

Caroline Douteau