Meilleur espoir féminin
Elle est très belle et certaines mauvaises langues disent que c'est tout ce qu'elle a à offrir au petit écran. Ce serait vraiment dommage ! Car si la jolie demoiselle cache son talent derrière une bonne dose d'humilité, il ne faut pas s'y fier, elle grimpera vite en haut du PAF. Si d'ici-là, elle n'est pas partie à l'autre bout du monde...
On ne va pas tourner autour du pot : vous êtes très jolie et beaucoup disent que c'est pour cela que vous êtes à l'antenne. J'imagine que vous ne vivez pas votre métier comme cela...
Non, mais je joue volontiers le jeu. Je sais très bien que les gens préfèrent voir de jolies femmes à la télévision. En même temps, je ne vais pas me plaindre, on m'a tendu une main et je l'ai saisie. Par contre, c'est à double tranchant : on donne sa chance à une fille parce qu'elle est mignonne, mais on la met au défi. Si elle fait un écart, on ne la rate pas, les critiques sont d'autant plus faciles. C'est plus dur de faire ses preuves, mais c'est super motivant !
Et aujourd'hui, vous avez l'impression d'avoir relevé le défi ?
Je ne peux pas dire ça, ce serait présomptueux. Mais depuis un an que je suis là , mes journaux sont regardés et c'est le principal. Je crois que j'ai passé la période de test de la "juste jolie fille". Je ne me sens plus sur le grill, je commence à prendre de l'assurance et surtout beaucoup de plaisir à ce que je fais. Et puis, il y a des signes, comme le fait d'être acceptée dans un équipe, les mots d'encouragement des collègues journalistes. C'est touchant, rassurant et très motivant.
Parce qu'au début, vous ne preniez pas de plaisir ?
J'avais trop peur ! Pour mon premier passage à l'antenne, j'avais les genoux qui cognaient tellement j'avais le trac ! En plus, les problèmes techniques se sont succédés : le prompteur faisait n'importe quoi, je n'avais pas d'oreillette. Du coup, je n'étais pas reliée à la régie qui donne le timing et nous rassure. J'étais toute seule dans le vide. L'horreur !
C'était votre pire moment de télévision ?
Non. Le plus pénible, c'est le jour où j'ai eu un trou de mémoire à l'antenne. Le blanc total. J'ai paniqué, j'ai lâché le prompteur et je ne retrouvais pas mes fiches. C'était un grand moment de solitude. Quelques secondes qui m'ont parues des heures ! Heureusement, je présentais avec Julien Arnaud qui a été très sympa. Il m'a sauvée !
Et vos meilleurs souvenirs ?
C'est maintenant, le plaisir de travailler dans une équipe avec laquelle je m'entends bien. Ce sont aussi des défis personnels. La prise d'otages des enfants en Russie, notamment. Ça s'est passé le matin quand je travaillais et il fallait gérer l'urgence de l'actualité. J'ai alors fait ma première interview en duplex. C'était intense et, pour moi, c'était un grand moment.
Aujourd'hui vous avez encore le trac avant de passer à l'antenne ?
C'est différent. Je suis toujours sous tension car il faut être réactif et tout peut arriver. Mais ce n'est plus du trac, c'est du bonheur.
Qu'est-ce qui vous a donné envie d'être journaliste ?
Quand j'étais petite, je voyageais beaucoup avec mes parents. J'adorais ça et j'avais l'impression de vivre les événements du monde. Depuis, cette passion ne m'a pas quittée. Pour moi, être journaliste, c'est témoigner. Et à l'antenne, je m'adresse aux gens, je suis vecteur de l'informatin. Ce que j'aime, c'est que c'est un métier de curieux, de rencontre des hommes et du monde.
Vous aimeriez être grand reporter ?
J'adorerais ça ! Mais c'est un idéal difficile à atteindre et il faut d'abord que je fasse mes armes, que j'apprenne encore. Et puis cela demande de la force et du courage de partir comme ça, pendant des mois, pour couvrir une actualité parfois terrible. Je discute souvent avec nos correspondants à l'étranger et je ne crois pas avoir encore les épaules assez solides pour le faire. Mais j'ai la passion et, si on me proposait de partir demain, je relèverais certainement le défi.
