Accueil · Revue de presse · Le Parisien (Septembre 2006)

« J'espère rester dix ans »

Pour avoir refusé, en mai dernier, de devenir le joker de Claire Chazal au 20 Heures de TF1, elle avait défrayé la chronique du mercato télévisuel. Aujourd'hui, Mélissa Theuriau, 28 ans, prend les rênes de « Zone interdite » (M6, 20h50), l'émission pour laquelle elle a quitté LCI.

Qu'est-ce qui vous a séduite dans « Zone interdite » ?
C'est un magazine que j'apprécie depuis longtemps, parce qu'il propose des problématiques percutantes et des reportages d'une grande qualité. La tournure prise depuis un an —le fait de se délocaliser, de multiplier les interviews et les débats— correspond à mes volontés personnelles. Je souhaite décortiquer les sujets et non plus seulement les effleurer.

Ce magazine vous permettra-t-il de satisfaire votre désir de faire du reportage ?
Pour l'instant, les sujets de « Zone interdite » sont prêts, ou en fin demontage, jusqu'en janvier. Mais, je vais peut-être tourner un sujet pour « 66 Minutes », le nouveau magazine d'information de M6, qui débutera le 27 septembre.

Ne plus vous lever à 2h30, comme vous le faisiez pour présenter l'édition matinale sur LCI, va changer votre rythme de vie...
Oui, mon horloge biologique et ma vie sociale vont peut-être redevenir normales (rires). Mais cela n'a pas été un argument décisif.

Comment avez-vous vécu votre surmédiatisation en mai dernier ?
Je suis ravie que tout cela soit terminé. J'ai regretté cette démesure quant à ces transferts, toute cette ébullition, cette violence...

Le fait d'avoir été victime des paparazzi a-t-il pesé sur votre choix de refuser le 20 Heures ?
Je n'avais pas envie de l'exposition du 20 Heures. Mais, encore une fois, je n'avais pas non plus envie du contenu. Maintenant, j'espère rester à « Zone interdite » pendant dix ans. J'ai envie de prendre le temps de faire ce que j'aime. Je ne cours après rien du tout.

Les remarques sur votre physique vous agacent ?
Non. Je ne suis pas naïve : ça fait longtemps que j'ai compris la logique de la télé. Le physique est un atout, une chance aussi... Mais je trouve plus intéressant de s'attacher aux capacités de travail des gens.

Propos recueillis par Catherine Balle