Accueil · Revue de presse · TV hebdo (Juillet 2007)

Sans zones interdites

Imposant son style et défendant sa liberté de ton, la Grenobloise est la nouvelle star de M6, qui l'expose encore plus cet été.

En 2006, elle refusait le tapis rouge que lui déroulait TF1 pour rejoindre M6. Aux commandes de Zone interdite, suivi désormais par quatre millions de téléspectateurs, Mélissa Theuriau prend ses quartiers d'été avec des inédits le mercredi. Impressions.

Quel bilan faites-vous de cette année sur M6 ?
Tellement bon que je viens de m'empresser de resigner pour un an ! Ma plus grande satisfaction est que nous avons pu être présents à travers nos enquêtes sur des sujets sociaux et politiques.

Quelle est votre touche personnelle ?
Nous sommes allés à la rencontre de nos invités. Une personne qui est dans son univers se livre davantage.

M6 a confié ses rendez-vous pour l'élection présidentielle à Estelle Denis. Etes-vous déçue ?
Non, j'ai été ravie pour Estelle. Et à notre manière, à Zone interdite, nous nous sommes aussi emparés des thématiques de la campagne. Quand on montre la France qui "rame" et que l'on suit des ouvriers de l'usine Olympia ou des jeunes issus de milieux défavorisés au lycée Henri-IV, à Paris, on participe au débat.

Pour l'émission spéciale de Bernard de la Villardière, vous avez réalisé un reportage au Tchad. Comme cela s'est-il fait ?
J'espérais depuis longtemps que la chaîne se mobilise pour rendre visible cette tragédie. Quand j'ai appris que le rédacteur en chef d'Enquête exclusive préparait une émission, je suis allée lui proposer mes services. Je suis fière de notre travail. L'émission était complète et apportait des éléments de compréhension simple.

Juste après avoir témoigné du drame au Darfour, vous avez enregistré les plateaux estivaux de "Zone interdite" à Ibiza. Qu'avez-vous ressenti ?
Rien. Passer d'un sujet à l'autre est ce qui fait la richesse de notre métier. Je n'oublie rien, je range mes souvenirs dans des petites cases.

Vous êtes ambassadrice de l'association Rêves, qui réalise les souhaits d'enfants gravement malades. Et marraine de la campagne de l'Unicef pour l'accès des filles à l'éducation. L'engagement, est-ce important pour vous ?
Il y a de telles contraintes liées à la célébrité, autant en profiter pour défendre des causes auxquelles on croit. Avec mes moyens, je participe à la médiatisation de ces associations, elles en ont bien besoin. Je suis aussi le travail des équipes d'Action contre la faim depuis des années. J'aimerais réaliser un reportage sur leur travail.

A la rentrée, reprendrez-vous votre magazine de voyage "Deux, Trois Jours avec moi", sur Paris Première ?
Oui et la formule va s'améliorer puisque je vais pouvoir accompagner mon invité. Le voyage tient une très grande place dans ma vie. C'est un bonheur que je dois à mes parents, qui nous ont toujours emmenés, mes frères et moi, avec eux, même petits. Je les remercie de nous avoir appris à regarder le monde et les autres.

Et cet été, quel est votre programme pour les vacances ?
Je vais aller me ressourcer auprès de ceux que j'aime, dans le sud de la France et au bout du monde. L'année a été longue quand même.

Propos recueillis par Christine Guillemeau