Accueil · Revue de presse · Télé Poche (Janvier 2007)

A Tel-Aviv

Mélissa Theuriau a emmené Gérard Depardieu "Deux, trois jours..." avec elle à Tel-Aviv en Israël. Elle nous raconte.

Nouvelle année, nouvelle formule de l'émission ?
Le concept reste le même avec un invité qui nous présente la ville de son choix. Mais cette année, nous irons ensemble sur place pour une immersion totale.

Vous a-t-il été facile de convaincre Gérard Depardieu ?
Il a aimé le principe de l'émission et m'a dit "oui" assez naturellement. Cela a été une véritable découverte et une belle rencontre. Gérard Depardieu est l'épicurien que j'imaginais, mais aussi une personne extrêmement douce, patiente et attentive. Il a vraiment joué le jeu. On peut découvrir son rapport au voyage, à la ville mais également à la religion.

Son choix de Tel-Aviv vous a-t-il surprise ?
Oui, mais ça change de New York, par exemple. Au départ, Gérard avait proposé Jérusalem, mais pour des raisons de sécurité et d'autorisation de tournage, nous avons finalement opté pour Tel-Aviv. Nous avons été fouillés, notre matériel inspecté mais, ensuite, tout s'est bien déroulé.

La ville est-elle exactement comme vous l'imaginiez ?
J'ai découvert sa richesse culturelle, même si on en pense en premier lieu au terrorisme. Nous avons juste vu quelques gardes devant des restaurants. J'essaie d'être tolérante et d'aller contre les idées toutes faites. C'est d'ailleurs le principe de l'émission.

Ne craignez-vous pas d'avoir une vision trop carte postale ?
Je ne pense pas. L'émission constitue un bel équilibre entre la rencontre avec une personne et avec une ville. Nous discutons aussi de certaines valeurs, nous ne nous contentons pas de montrer deux restos et une boîte de nuit.

Avez-vous décliné les offres de TF1 pour plus de liberté sur Paris Première ?
J'ai plus de liberté car l'émission est moins exposée. Mais j'ai fait aussi un documentaire au Cambodge pour "Zone interdite", sur M6, dans lequel je n'apparais pas. Je ne vois pas l'intérêt de montrer mon visage si c'est pour faire de la figuration.

Entretien : Eric Bouche