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Le 26 février à 18h, Mélissa Theuriau était avec nous pour parler de son action en faveur de l'opération La Rose Marie Claire. L'objectif de cette opération, qui se déroule du 5 au 11 mars, est de réunir des fonds pour scolariser des petites filles défavorisées dans le monde mais aussi en France grâce à la vente de roses au grand public. Une heure de discussion entre la journaliste et de jeunes internautes très engagés...

Pourquoi est-elle marraine de cette opération ?
Mélissa : Bonjour à tous !
Matthieu : Pourquoi avoir choisi de vous engager pour La Rose Marie Claire ?
Mélissa : Je me suis engagée sans aucune hésitation pour cette cause car l'accès à l'école est un droit fondamental. L'éducation est la seule et unique chance d'avoir un projet d'avenir. L'accès à l'éducation permet de casser le cercle de la pauvreté, de développer l'esprit critique de ces petites filles qui deviendront moins manipulables par la suite.
Matthieu : Quel est votre rôle dans cette opération ?
Mélissa : J'ai accepté d'être marraine auprès d'autres journalistes pour soutenir le combat de la Rose Marie Claire.
Matthieu : C'est une action magnifique que vous défendez.
Electronica : Allez-vous vous déplacer dans les pays aidés par l'opération ?
Melissa : Je souhaite me rendre au Cambodge le plus vite possible. J'ai déjà eu l'occasion de m'y rendre et de vivre ce contraste terrible entre la richesse d'une minorité et l'extrême pauvreté d'habitants.
Gilles : Quelle est l'importance de l'éducation dans votre réussite professionnelle ?
Melissa : L'accès à l'éducation dans notre pays est une grande chance. L'autre chance dont j'ai bénéficié, c'est l'aide de mes parents et leur encouragement pour me laisser libre dans mes choix. Etre libre de choisir un métier et pouvoir étudier jusqu'à l'obtention d'un diplôme : voilà la chance que nous avons ici en France.
Quel est l'objectif de La Rose Marie Claire ?
Electronica : Quel est l'objectif de la Rose Marie Claire ? Et quels sont les pays concernés ?
Melissa : L'argent récolté grâce à la vente des roses permettra d'aider 3 actions concrètes : la scolarisation de petites filles cambodgiennes, premières victimes de la pauvreté et donc privées d'éducation. La seconde consiste à rénover des écoles au Sénégal. L'Unicef est à l'origine de ce programme. Enfin la troisième est importante car c'est une réalité toute proche. Il s'agit d'aider des jeunes filles françaises vivant sous le seuil de pauvreté pour qu'elles puissent étudier.
Gilles : Beaucoup de personnes en France sont concernées ?
Melissa : La Rose a permis l'année dernière d'aider 21 jeunes filles françaises. Elles ont obtenu une bourse pour poursuivre leurs études grâce à l'association Un regard, un enfant. Espérons que cette année permette d'en aider de nombreuses autres.
Electronica : Il semble étonnant qu'autant d'investissements ne parviennent à aider qu'une vingtaine de jeunes filles.
Melissa : L'opération n'a qu'un an. En plus de la centaine de petites filles scolarisées au Cambodge, une vingtaine d'étudiantes ont pu obtenir cette bourse ici en France. Bien sûr c'est trop peu. à nous tous d'acheter de nombreuses roses pour que l'association Un regard, un enfant puisse en aider de nombreuses autres !
Nasc : Pourquoi votre projet ne concerne-t-il pas aussi les garçons ?
Melissa : Evidemment le projet concerne la scolarisation de tous les enfants mais dans de nombreux pays pauvres, les petites filles sont les premières victimes de cette exclusion. Quand une famille peut envoyer un enfant à l'école, elle envoie le garçon car une fillette représente une perte de temps et d'argent car elle aide aux travaux ménagers. De plus elle est revendue à d'autres familles plus riches, à des réseaux proxénètes.
Matthieu : Faut-il créer des écoles supplémentaires pour ces enfants ?
Melissa : Bien sûr qu'il faut créer des écoles supplémentaires. On espère que cette édition permettra de ramener 3 fois plus de fonds afin d'accélérer les travaux à venir et la formation de professeurs.
Matthieu : Depuis combien de temps existe cette association ?
Melissa : L'opération entame sa deuxième édition.
Et concrètement, comment participer à cette opération ?
Nasc : Pourquoi une rose ?
Melissa : Le symbole de la Rose, le 8 mars, pour cette journée de la femme, semble assez adapté à la douceur et à la femme d'une façon générale. De plus l'idée d'acheter une fleur pour aider des petites filles ou des jeunes filles est à la fois concrète et jolie.
Matthieu : Et acheter une rose est un joli cadeau et un geste utile.
Nasc : C'est vrai qu'une fleur c'est symbole d'amour.
Laurent : Et financièrement, pour une rose achetée, combien d'argent est reversé à l'association ?
Melissa : La moitié et c'est déjà beaucoup. 1,50 euros sur les 3 euros payés iront directement aux associations.
Electronica : Où peut-on acheter ces roses ?
Melissa : Vous pouvez trouver la Rose chez tous les fleuristes entre le 5 et le 11 mars.

Comment sont utilisés les fonds récoltés ?
Laurent : Mais ne craignez-vous pas que l'argent soit mal utilisé ?
Melissa : Les trois associations dans ce projet : Unicef, Toutes à l'école ou encore Un regard, un enfant, ont toutes fait leurs preuves. Et les fonds récoltés vont sans aucun relais directement à la cause défendue.
Nasc : Combien cette opération a-t-elle rapporté l'an dernier ?
Melissa : La Rose Marie Claire a rapporté l'année dernière 155 000 euros. 90 petites filles âgées de 6 à 10 ans vont à l'école au Cambodge grâce à cette somme.elles seront suivies jusqu'à l'obtention de leur premier emploi.
Nasc : Par qui seront-elles suivies ?
Melissa : Les fillettes sont encadrées par des instituteurs et institutrices formés grâce à l'opération. L'argent récolté sert aussi à former des professeurs, car après le massacre des Khmers Rouges, il en reste trop peu dans ce pays.
Laurent : Et pour former les professeurs, y a-t-il une aide scolaire occidentale ?
Melissa : Il y a des professeurs khmers et des français, ainsi qu'une intendante, une directrice, une surveillante, un gardien et deux cuisinières.
Nasc : Cette association est donc une énorme machine pour remettre en place l'éducation dans ces pays ?
Melissa : Oui et l'école offre aussi un suivi médical aux petites filles.
Alex Jia Fung : Apparemment la ville de Phnom Penh a bénéficié d'une opération comme la vôtre. Allez-vous l'étendre aux provinces du Cambodge ?
Melissa : Oui, oui, oui, plus il y aura de fonds récoltés, plus il y aura d'écoles qui pousseront au fin fond des provinces cambodgiennes !
Matthieu : Combien d'élèves y a-t-il par classe ?
Melissa : Il y a une vingtaine d'élèves par classe.
Melissa Theuriau et l'engagement
Alex Jia Fung : Êtes-vous la marraine d'autres associations ?
Melissa : Je soutiens Action Contre la Faim depuis des années, l'association Rêves qui permet de réaliser les rêves d'enfants hospitalisés dont le pronostic vital est réservé et également Reporters sans frontières pour parler des journalistes emprisonnés dans le monde.
Gilles : Est- ce que cette participation au milieu associatif fait partie aussi de votre éducation ?
Melissa : Cet engagement est naturel quand on a la chance d'exercer un métier comme le mien. De plus en tant que femme, je me sens forcément touchée et concernée par le combat de la Rose Marie Claire !
Matthieu : Félicitations pour ce combat de femmes !
Electronica : Oui... bravo !
Melissa : Je vous remercie du fond du cour pour l'intérêt que vous portez à cette opération... Votre curiosité me fait croire et espérer que les fonds récoltés seront doubles voire triples et que des milliers de petites filles auront bientôt le droit de croire en un avenir. Je vous dis à très bientôt... Restez engagés !!
