Elles portent le bébé d'une autre : faut-il autoriser les mères porteuses ?
Elles sont plus d'une centaine à exercer une activité totalement illégale en France : celle de mère porteuse. En toute clandestinité, ces femmes proposent à des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfant de louer leur ventre. Elles mettent ainsi au monde un bébé qui ne sera jamais le leur. Malgré les risques, des dizaines de couples y ont secrètement recours chaque année. À quelques semaines d'un grand débat national, Zone interdite a mené l'enquête.
Grâce aux témoignages inédits et exceptionnels de Nathalie, Céline et Mélanie, nous avons partagé pendant un an ce parcours semé d'embûches.
En Californie, au contraire, tout est possible : il suffit d'un gros chèque et d'une éprouvette pour choisir sur catalogue la mère biologique de son enfant, congeler ses propres embryons ou même faire un bébé à l'âge de la retraite.
Faut-il autoriser en France la « gestation pour autrui » ? À la veille de la révision des lois de bioéthique au Parlement, le débat sur les mères porteuses fait rage.
Nous avons suivi ceux qui bravent l'interdit : un couple stérile qui cherche une mère porteuse sur Internet, une femme qui a déjà porté clandestinement deux bébés pour d'autres et deux homosexuels qui tentent l'insémination avec une amie. Nous avons accompagné des couples partis tenter l'aventure en Grèce et en Belgique, où cette pratique est autorisée. Que deviennent ces bébés « fabriqués » par une mère et élevés par une autre ? Nous avons rencontré Mélanie, 22 ans, née d'une mère porteuse. C'est seulement à l'adolescence qu'elle a appris le secret de sa naissance...
À Los Angeles, plus besoin de faire l'amour pour fabriquer un bébé ! Ici, le commerce d'ovules est autorisé : des agences spécialisées sélectionnent les donneuses d'ovules sur catalogue. Pour 12 000 euros, les futurs parents peuvent s'offrir une mère biologique « haut de gamme ». Mais certains pionniers de la fécondation in vitro vont encore plus loin : ils provoquent des grossesses chez des femmes ménopausées et proposent à leurs jeunes clientes de congeler leurs ovules.
Reportages Sophie Quaranta, Pascal Agostini et Cédric Daire, M6 / Félicie Derville, Galaxie Presse.
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Zone interdite
11 octobre 2009
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