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Revue de presse - Janvier 2011

Dans vos kiosques

Morceaux choisis

Télé 7 Jours

Il existe plus de mille sites de rencontres sur Internet. Pensez-vous que ce mode de communication conduit à une nouvelle forme de solitude ?
Parmi les quinze millions de pères et mères célibataires qui utilisent cet outil, certains peuvent se faire piéger en restant collés à leur écran. Au risque de ne vivre que des histoires amoureuses virtuelles. Nous nous sommes aussi interrogés sur la place des enfants : comment considèrent-ils des parents qui cherchent l'âme soeur sur un ordinateur ?

Redoutez-vous qu'un nombre croissant de journalistes se documentent sur Internet sans toujours vérifier leurs informations ?
Pas du tout. L'immédiateté avec laquelle nous pouvons aujourd'hui être informés est une chance. Il faut vivre avec son temps. A nous d'être assez professionnels pour savoir trier entre les sites sérieux et ceux qui le sont moins.

Dans Zone interdite, vous privilégiez les sujets de société aux thèmes plus sensationnels, comme les people. C'est votre choix ?
Je mets un point d'honneur à ne jamais tomber dans ce sensationnalisme-là ! Et j'espère qu'à Zone interdite, nous ne nous y résoudrons jamais. Cela dit, nous existons depuis quinze ans. Je ne peux pas m'interdire des sujets forts sur l'amour, la chirurgie esthétique... A condition de les traiter à fond, en informant et en cherchant à comprendre leur implication dans la société.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Drouet

TV Grandes chaînes

Quand avez-vous décidé de préparer ce magazine exclusif ?
Dès les premiers jours qui ont suivi la tempête. Avec mon équipe, on a tout de suite voulu comprendre comment, en 2010, 53 personnes ont pu périr dans des intempéries en France. On savait qu'il s'agirait d'un travail de longue haleine. Mais nous ignorions combien il serait difficile de recueillir la parole des sinistrés. Surtout celle des Vendéens de la Faute-sur-Mer, qui croient leur maire coupable de conflits d’intérêts pour l'attribution de permis de construire dans des zones inondables.

Vous présentez Zone interdite depuis plus de quatre ans maintenant. Etes-vous toujours aussi motivée ?
Plus que jamais ! L'arrivée, la saison dernière, de Cathy Mespoulède et de Sophie Quaranta à la rédaction en chef a donné un nouveau souffle au magazine. Par ailleurs, il y encore pas mal de sujets que j'aimerais traiter. L'éclatement de la cellule familiale, par exemple. Récemment, j'ai rencontré les enfants d'une classe primaire. J'ai été très étonnée de constater que ce qui été l'exception lorsque j'étais petite était devenu la norme : sur l'ensemble des élèves, deux seulement vivaient avec leurs deux parents. Cette réalité sociale est encore assez mal et assez peu traitée dans les médias.

Propos recueillis par Anne Lenoir

TV Magazine

Quel bilan en tirez-vous ?
Ce qui est arrivé est édifiant. Sincèrement, j'étais passée un peu à côté de cette catastrophe et de la réalité du choc vécu. Mais, en découvrant ces images exclusives sur la nuit du drame, en voyant combien de personnes ont perdu leurs proches en ayant juste le temps de leur dire adieu avant de les voir mourir, j'ai pu en mesurer l'ampleur. L'eau est montée d'1m50 en cinq minutes. C'est hallucinant ! Tout cela, nous ne l'avons pas réalisé dans l'urgence des journaux télévisés.

Propos recueillis par Emmanuel Galiero