Revue de presse - Septembre 2010
Dans vos kiosques
- Le Journal du Dimanche - « Arrêter l'antenne ? Je pourrais »
Morceaux choisis
Le Journal du Dimanche
Et vous, vos études, ce fut quoi ?
Je suis sortie diplômée d'une petite école de journalisme de Grenoble après avoir deux années de prépa en fac. Rien d'exceptionnel. Mais pour quelques-uns des jeunes que j'ai pu rencontrer pour l'émission, je suis la preuve qu'on peut trouver une place dans la vie active à la sortie de ses études, sans être passée par les grandes écoles, mais en ayant tiré un bénéfice maximal d'un système sans doute perfectible, mais qui m'a offert les mêmes chances d'intégration pour tout le monde. Mes parents n'étaient pas milliardaires –j'avais payé moi-même les frais de scolarité–, mais mon petit plus est qu'ils ne m'aient pas fait grandir dans un milieu encadré, bienveillant, favorable.
Si c'était à refaire ?
Pareil. Je me suis offert les études idoines pour faire le métier dont je rêvais. Je ne dis pas que je n'aurais pas aimé maîtriser complètement une langue; ou bien partir un an ou deux à l'étranger pour acquérir ce petit plus d'expertise qui sans doute me manque aujourd'hui... Pour autant, ce n'est pas fini. Je pourrais très bien arrêter un peu l'antenne pour partir dans un pari un peu fou. Je ne me l'interdis pas du tout. Vraiment. On se construit sur la durée.
Vous avez reconnu être ponctuellement « frustrée » comme journaliste. Plus du tout ?
Le contenu d'émissions comme cette première compense ce manque passager. Et puis la volonté de la direction de rendre plus événementielle l'émission, plus réactive, me conforte dans l'idée que la frustration est chaque fois moins un souci. Et puis je vais également commencer à produire du contenu pour d'autres chaînes, comme Téva : je viens de monter une société de production que j'ai baptisée 416. Ce sont juste des chiffres qui me parlent bien...
Propos recueillis par Carlo Gomez
